25 juin 2014

U comme... Urbain, Urbanisation


Urbain - Urbaine / Urbainne

             En consultant l'outil "prénom" de mon fichier Hérédis, je constate qu'Urbain apparaît 14 fois sous sa forme masculine et 6 fois sous sa forme féminine avec deux orthographes "Urbaine" et "Urbainne". Ce prénom était particulièrement donné à Le Lude (Sarthe) au XVIII° siècle.
Il vient du latin "urbanus", citadin et a quasiment complètement disparu.

Urbain BOULAY est un de mes ancêtres directs. Il était serger (tisserand) comme quasiment toute sa famille. ll se maria au Lude (Sarthe) en 1753 avec Marguerite LAUNAY dont il eut  quatre enfants. Joseph, né en 1756 au Lude, s'installera à Lyon comme perruquier - coiffeur où il se mariera en 1783 puis une seconde fois en 1804 avec Claudine SOUPAT, dont je descends.
Je pense étudier ce personnage de façon approfondie dans le cadre du challenge #52 ancesters / #52 weeks, car Joseph a eu une vie particulièrement riche. Qu'est-ce qui a pu le pousser à quitter sa ville natale et son somptueux château pour venir s'installer à Lyon ? Dans un premier temps, je pensais qu'il était venu là suite à son divorce mais il n'en est rien vu qu'il s'était marié à Lyon, même s'il avait divorcé à Le Lude. Bref, beaucoup de questions en suspens qui mérite bien des recherches sur ce personnage.


Urbanisation et modification du paysage urbain


               Ce matin, je découvre le site retro picta, créé par Lorris Baumgartner, 27 ans, étudiant en licence info-communication à Lyon II. Ce site permet de comparer des vues de Lyon datant de 1929 et des vues actuelles. Un site encore peu fourni mais qui déjà est particulièrement intéressant.

24 juin 2014

T comme... Triplés

                 Événement rarissime qui eut lieu à Mirefleurs (63), le 16/11/1775 : la naissance de "trois enfants jumeaux" : François, Robert et MIchelle ou Marie (?) qui malheureusement décédèrent tous les trois, deux jours plus tard et furent enterrés le 19 du même mois.

Mirefleurs (63) - Registre 1770 - 1779 en ligne - page 82 / 136

 "L'an que dessus et le seize novembre ont été baptisés et nés le jour précédant François Coupellon, Robert Coupelon et Michel Coupelon tous les trois jumeaux fils légitimes à Claude, vigneron et à Francoise Jouvanssaud le parrain de Francois a été Francois Champeleau et la marraine Marguerite .............. . le parrain de Robert a été Robert Coupelon  et la marraine Anne Champeleau le parrain de Michelle  a été Sébastien Meolete (?) et la marraine Michelle Coupellon qui ont tous déclarés ne savoir signer de ce interpelés suivant l'ordonnance  Jarton vicaire"

Mirefleurs (63) - Registre 1770 - 1779 en ligne - page 84 / 136

"L'an mil sept cent soixante quinze et le dix-neuf novembre, ont été enterrés dans le cimetière de Chalandrat, François COUPELLON, Robert COUPELLON et Marie COUPELLON, tous les trois enfants jumeaux et légitimes de Claude, vigneron et de Françoise JOUVANSEAU, habitants du lieu de Mirefleurs, décédés le jour précédant, âgés de deux jours. On été présents : François CHAMPEBAUD et Michel COUPELLON, habitants du dit lieu, qui ont déclaré ne savoir signer de ce enquis, le dit jour et an."

                                                                BRION curé


                            M'attendant à trouver l'acte de décès de la mère peu après, j'ai continué à feuilleter le registre et suis tombée sur l'acte de naissance de Jeanne COUPELLON, du 3/12/1777 (page 103 / 136),  fille de Claude et de Françoise JOUVENCEAU ! Comme quoi, non seulement la mère des triplés n'était pas décédée mais a eu ensuite au moins un autre enfant.


Vous pouvez retrouver sur Geneanet, les recherches effectuées par Philippe DUCLOS concernant la famille COUPELON.

Enfin, pour ceux que cela intéresse, voici quelques actes dont j'ai relevé les dates en cherchant des informations sur ce qu'était devenue Françoise JOUVENCEAU.
  • + 12/08/1776 de Marguerite JOUVANCEAU, 64 ans, épouse de Jean SAURON qui se remariera en avril 77.
  •  x 22/04/1777 de Jean SAURON (page 99 / 136)
  • ° de jumeaux le 11/03/1777 (page 98 / 136) Amable et Jeanne LAMURE, enfants de Jean et de Marie PELISSIER 
 Edit : Et vous, avez-vous relevé la naissance de triplés ? N'hésitez pas à le mentionner dans les commentaires en indiquant lieu et date. Merci !

23 juin 2014

S comme... Surprenant !

                 Dans ces trois actes de décès, provenant de Brénod (01), datés de 1702, 1704 et 1713, le curé TANTET note les âges d'une façon surprenante : "trois vingt et dix ans" et  "trois vingt et trois ans". Il est intéressant de noter également l'ancienne écriture de "âgé" avec le double "a".

(3 x 20) + 10


Acte de décès - Jeanne Françoise CARRIER PETTIT JEAN
Brénod (01) - Acte de décès 02/02/1702
"Le second février 1702, est décédé et le lendemain a été enterré dans le cimetière de Brénod, Jeanne Françoise CARRIER PETIT JEAN, âgée d'environ trois vingt et dix ans, et ont assisté au convoi Laurent MOREL et Guillaume BALLET THOUBLOT, tous de Brénod, illettrés enqi par le curé soussigné."
                                                                          G Tantet curé

(3 x 20) + 3
Acte de décès N° 8 - Claudine RICHEROT

Brénod (01) - Acte de décès 18/06/1704
"Le 18 juin 1704 est décédé et le lendemain a été enterré dans le cimetière de Brénod, Claudine RICHEROT, âgée d'environ trois vingt et trois ans, et ont assisté au convoi Humbert JANTET dit Martel et Jean Claude RICHEROT, illettrés enquis."

(3 x 20) + 10
Acte de décès N° 8 -  Rollande GUILLERMET

Brénod (01) - Acte de décès 04/01/1713

" Le 4° janvier 1713 est décédé ayant reçus tous les sacrements et le lendemain a été enterré dans le cimetière e Brénod, Rolande GUILLERMET, veuve de feu Claude GOYET de Brénod, âgée d'environ trois vingt et dix ans et ont assistés au convoi Joseph SAVARIN Bon Homme et Joseph LAINET CHARDAYRON, tous du dit lieu, illettrés de ce enquis."

                   Pour ceux qui seraient intéressés par les différentes notations des chiffres et nombres, je vous recommande  La Recherche historique en archives XVI° - XVII° - XVIII° siècles.


20 juin 2014

R comme... Remise

                  Qu'est-ce qu'une remise ? Lorsque les époux sont de paroisses différentes, le curé du lieu où n'est pas célébré le mariage, envoie une autorisation au curé célébrant le mariage, indiquant qu'il n'y a pas d'empêchement à célébrer celui-ci. Le remise est ce document.


Remise du curé de St Georges à celui de St Paul, à Lyon (1767)

AM Lyon en ligne - Paroisse St Georges - 20/06/1767

"Le vingt juin mil sept cent soixante-sept,  j'ai donné la remise à Claude Dufrêne pour épouser Josephte Cazot sur la paroisse de St Paul de Lyon."

Remise du curé de St Nizier à celui de La Platière (Croix-Rousse), à Lyon (1772)
AM Lyon en ligne - Paroisse St Nizier - 29/05/1772

"Le vingt-neuf mai, j'ai donné remise pour la Platière, à Étienne CHABOUD et à Marie Anne REY."

Remise du curé de La Platière à celui de St Pierre St Saturnin (Croix-Rousse), à Lyon (1786)


AM Lyon en ligne - Croix-Rousse (Paroisse la Platière) - 24/04/1786












"L'an mil sept cent quatre-vingt-six et le vingt-quatre avril, Sr Pierre LOUPIN, tonnelier de cette paroisse, après avoir été annoncé deux fois, sans aucun empêchement, a pris remise pour épouser à St Pierre St Saturnin, Dlle Antoinette CAZOT de la dite paroisse, leur contrat du quinze du présent, reçu Me BOUTELOUP  Antoine, à Lyon."

              Cette dernière remise est particulièrement intéressante car elle indique non seulement le lieu du mariage mais donne également des informations concernant le contrat de mariage (date et notaire). C'est donc à mes yeux, un document utile lorsqu'on est bloqué dans nos recherches.


Document intéressant proposé  par les Archives municipales de Lyon :
 Tableau des paroisses et arrondissements

18 juin 2014

P comme... Pékinois

                         Quelle n'a pas été ma surprise de découvrir l'existence de Joseph TCHAO - FOU, né à Pékin,  domestique célibataire à Paris, domicilié 4 avenue Hoche et décédé le 27/04/1899 à 15 h,  à l'âge de 31 ans, 208 rue du Faubourg St Denis (Paris X°) . Il sera difficile de remonter sa généalogie, l'identité de ses parents étant inconnue et le nom de son employeur, n'étant pas mentionné dans l'acte de décès. Il restera une victime du colonialisme sans possibilité pour lui de figurer dans l'arbre de sa famille chinoise.
Acte de décès du  16/05/1899 - Paris 8°

17 juin 2014

O comme... ondoyé

             Je ne compte plus les actes de décès d'enfants mort-nés. Lorsqu'un bébé avait encore un souffle de vie à la naissance, la sage femme l'ondoyait afin qu'il aille au ciel et ne soit pas damné. Pour plus d'informations sur l'ondoiement, je vous conseille cet article sur GénéaFrance.

             Voici l''acte de décès d'un enfant de Grézieu la Varenne (69), "ondoyé sur le sein de sa mère", en 1788.
 
"Un enfant des mariés Barthélémy CAZOT et DURIEUX, demeurant au Tupinier, paroisse de Grézieu la Varenne, né ondoyé sur le sein de sa mère, est décédé hier, a été inhumé dans le cimetière du dit lieu par nous Curé soussigné, le jour d'huy douze octobre il sept cent quatre vingt huit. En présence de Louis PALLUD et de Simon DELHORME qui ont déclarés ne savoir signer de ce enquis."


Acte de décès - 1788 - Grézieu-la-Varenne (69)

16 juin 2014

N comme... Négresse

                  Feuilletant virtuellement les pages d'un registre de Lyon, à la recherche d'un acte, j'ai été interpellée par le terme "négresse" de cet acte que j'ai enregistré et vous fais partager aujourd'hui.              
            Si ce terme choque actuellement, il est à prendre dans le contexte de l'époque coloniale. Mais il était quand même rare à l'époque d'avoir une domestique "de couleur" venant de La Trinidad ! Magdeleine (de son vrai nom Reine POLLY),  était donc la domestique de Mr ROUX, employé des Postes à Chorges. Elle était logée à l'Hôtel de Milan, Place des Terreaux, à Lyon et était âgée de 45 ans à son décès, le 21 juillet 1832.


    Acte de décès N° 2677 de Reine POLLY (Lyon Mairie unique - page 17 / 229)

Edit du 06/06/2015
Relisant cet acte, je me suis posée la question de savoir si l'Hötel de Milan était un hôtel particulier (appartenant au dit M. ROUX),si sa domestique était logée dans une chambre d'hôtel ou si elle était employée dans cet hôtel. Et voici une réponse que j'ai lue sur le site de la Bibliothèque de Lyon www.guichetdusavoir.org  :

"En consultant nos archives, nous avons pu retrouver mention de l’Hôtel de Milan, sis au n°8 de la place des Terreaux, en 1847 dans le Guide de l’étranger à Lyon, et en 1860 dans le Guide des étrangers.
On apprend de ce deuxième ouvrage, qu’en 1860, l’hôtel était tenu par M. Pascalon et qu’il est qualifié de « Bonne Table d’hôte ».
Nous en retrouvons mention dans l’édition de 1900, de l’Indicateur Lyonnais Henry: « Hôtel de Milan – Ve Millet, propr., pl. Terreaux, 8. Hôtel de 1er ordre à proximité du Gd Théâtre et au centre du commerce de la soierie. ». Le même Indicateur Henry le signale en 1904. Le propriétaire était alors un certain Huart et l’hôtel faisait aussi restaurant.
Nous apprenons du Dictionnaire de lyonnaiseries de Louis Maynard (vol. 4), qu’en 1784, l’Hôtel de Milan « accueillit Grimod de la Reynerie, la Dugazon, le danseur Vestris, le musicien Reichardt. ». En pages 158 et 167, l’auteur nous révèle que ledit hôtel y était installé jusqu’en 1905 (il n’apparait effectivement plus dans les annuaires lyonnais en 1906), qu'en 1717, à la même place se trouvait la maison Lacroix et même, que c’est à cette date « qu’on l’éleva de deux étages ».
Nous n’avons pas trouvé trace d’événements plus marquants qui permettraient de poursuivre plus avant la recherche dans la presse du 19e siècle."

Que faisait donc cette domestique à l'hôtel à Lyon si son maître vivait à Chorges ?
C'est surtout la question adressée à la bibliothèque concernant les activités de cet hôtel qui m'interroge.
"De quand date-il ? qui l'a fait construire, et surtout des éléments sur l'activité de l'hôtel (luxe ? prostitution ?)."
 Cette femme noire, était telle exploitée dans cet hôtel (avant 1832) ?